Blog Posts du Sunday 10 Jul 2022

« La violence garantit le succès » :
Uber, une « stratégie du chaos » assumée
pour conquérir le monde

L’enquête « Uber Files » révèle que le groupe américain a sciemment joué avec les limites de la loi et cherché à utiliser la violence à son profit pour s’imposer par le fait accompli dans les métropoles du monde entier.

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/07/10/uber-files-une-strategie-du-chaos-assumee-pour-conquerir-le-monde_6134211_4408996.html

Il ne suffit pas d’interdire Uber pour arrêter Uber. Encore faut-il faire appliquer et respecter la loi. Telle est la morale de l’enquête internationale « Uber Files », qui révèle les coulisses de la plate-forme américaine de transport par chauffeurs privés. Les milliers de documents obtenus par le Guardian et partagés avec les membres du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde, jettent une lumière crue sur la brutalité des méthodes employées par l’entreprise pour s’implanter un peu partout dans le monde. Dans leur volonté de briser le monopole des taxis, les dirigeants et salariés d’Uber ont sciemment violé la loi et semé le désordre dans de nombreux pays, en espérant s’imposer par le fait accompli.

Un échange symbolise l’état d’esprit inculqué par le fondateur et PDG, Travis Kalanick, à son entreprise. Vendredi 29 janvier 2016, Uber essuie un sérieux revers en France. Mis sous pression par une semaine de forte mobilisation des taxis, le gouvernement promet de multiplier les contrôles et de réprimer sévèrement les chauffeurs qui contournent la loi. La plate-forme, qui a déjà dû abandonner son service controversé de conducteurs particuliers UberPop dans le pays sept mois plus tôt, est en train de s’enliser dans sa guérilla juridico-réglementaire.

(Créé le dimanche 10 juil. 2022 21h13, Modifié le dimanche 10 juil. 2022 21h22).Translate

« Uber Files » : révélations sur le « deal » secret
entre Uber et Emmanuel Macron à Bercy

EnquêteDes documents internes à l’entreprise, analysés par « Le Monde », montrent comment, entre 2014 et 2016, le ministre de l’économie a œuvré en coulisse pour la société de VTC, qui tentait d’imposer une dérégulation du marché et affrontait l’hostilité du gouvernement.

Dossier « Uber Files » https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/07/10/uber-files-revelations-sur-le-deal-secret-entre-uber-et-macron-a-bercy_6134202_4408996.html

Premier octobre 2014. Depuis minuit, la toute nouvelle loi Thévenoud est entrée en vigueur : elle encadre beaucoup plus sévèrement les conditions pour devenir chauffeur Uber, trois ans après l’arrivée de l’entreprise américaine en France, et interdit de facto UberPop, le service qui a provoqué un gigantesque mouvement de colère des taxis dans l’Hexagone en permettant à tout un chacun de devenir chauffeur occasionnel. Mais à 8 h 30, ce matin-là, c’est un véhicule Uber un peu particulier qui se gare devant le 145 de la rue de Bercy – l’entrée du ministère de l’économie par laquelle passent les invités d’Emmanuel Macron, nommé un mois plus tôt à ce poste.

A l’intérieur du van Mercedes Viano se trouvent quatre figures d’Uber : Pierre-Dimitri Gore-Coty, le directeur Europe de l’Ouest, aujourd’hui chargé d’Uber Eats ; Mark MacGann, le lobbyiste en chef pour la zone Europe, Afrique, Moyen-Orient ; David Plouffe, l’ancien conseiller de Barack Obama, fraîchement nommé vice-président d’Uber ; et le fondateur et PDG de l’entreprise en personne, Travis Kalanick. Une heure plus tard, l’équipe de lobbying de choc ressort abasourdie du bureau d’Emmanuel Macron. « En un mot : spectaculaire. Du jamais-vu, écrit Mark MacGann dans un bref compte rendu envoyé dans la foulée à ses collègues. Beaucoup de boulot à venir, mais on va bientôt danser ;) » « Meeting méga top avec Emmanuel Macron ce matin. La France nous aime après tout », écrira-t-il également.

Cette rencontre restée confidentielle ne figurait pas à l’agenda d’Emmanuel Macron. Le Monde et ses partenaires du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) sont aujourd’hui en mesure d’en révéler l’existence grâce à l’analyse d’une vaste quantité de documents internes d’Uber, transmis au quotidien britannique The Guardian. Ces « Uber Files », des dizaines de milliers d’e-mails, de présentations, de tableurs et de documents PDF, écrits entre 2013 et 2017, jettent un éclairage particulièrement cru sur ces années folles, émaillées de violences durant les manifestations de taxis, pendant lesquelles l’entreprise américaine a usé de toutes les recettes du lobbying pour tenter d’obtenir une dérégulation du marché en France.

(Créé le dimanche 10 juil. 2022 18h15, Modifié le dimanche 10 juil. 2022 18h19).Translate

Revolution in Sri Lanka

Now, the only problem that remain is forming a government which can work with the parliament.

Read also Sri Lanka hopes to install new gov’t after day of chaos and rage https://www.aljazeera.com/gallery/2022/7/10/photos-all-that-happened-in-sri-lanka-on-big-day-of-protests

Outrage over Sri Lanka’s collapsing economy came to a boil on Saturday when tens of thousands of protesters stormed the colonial-era residence of President Gotabaya Rajapaksa and later set the prime minister’s house on fire.

The protesters, many holding the Sri Lankan flag, swarmed into Rajapaksa’s colonial-era fortified residence and the presidential secretariat.

Video images showed jubilant crowds splashing in the garden pool, lying on beds and using their mobile phone cameras to capture the moment.

Some made tea, while others issued statements from a conference room demanding that the president and the prime minister go for mismanaging the nation’s finances, and for the crippling food and fuel shortages.

The protesters later broke into Prime Minister Ranil Wickremesinghe’s private residence and set it on fire.

Rajapaksa and Wickremesinghe were not in their residences when the buildings were attacked.

The events on Saturday were the culmination of months of anti-government protests fuelled by an unprecedented economic crisis that bankrupted the South Asian island nation.

Security forces attempted to disperse the huge crowds that had mobbed Colombo’s administrative district earlier in the day, with dozens injured in the resulting clashes.

A spokeswoman for Colombo’s main hospital said three people were being treated for gunshot wounds, along with 36 others suffering breathing difficulties after being caught up in tear gas barrages.

Wickremesinghe announced his resignation but said he would not step down until a new government is formed, angering protesters who demanded his immediate departure.

(Créé le dimanche 10 juil. 2022 15h19, Modifié le dimanche 10 juil. 2022 15h25).Translate

(Créé le dimanche 10 juil. 2022 10h38, Modifié le dimanche 10 juil. 2022 10h39).Translate

(Créé le dimanche 10 juil. 2022 10h33, Modifié le dimanche 10 juil. 2022 10h34).Translate